Ah.... Le Laos...
C'est les chapeaux de pailles coniques depassant des rizieres, les cantoches ambulantes, les soupes fumantes de nouilles parfumees d' epices et d' aromates exquises, les petits villages traditionnels et encore tres pauvres des ethnies vivant dans les montagnes, le delicieux riz collant qui n' a rien de gluant dans sa petite boite ronde en osier, les villas coloniales francaises, les jolies ballades a velo, la quietude, le bien etre, les sourires des gens...
Bon, si nous vous racontions que ca , cela ne serait pas vraiment rendre hommage a ce magnifique pays qui merite bien plusieurs paragraphes ...
Les premiers jours dans cette toute petite contree (seulement 5,6 millions d'habitants), il n'etait pas si aise pour nous d' y voir beaucoup de differences d'avec le Cambodge, si ce n' est bien sure la langue et l' ecriture. En effet, les traits et la forme de leurs visages nous ont semble tres proches, les maisons traditionnelles laos sont aussi faites de pailles et de bambou sur pilotis, l'hospitalite est egalement de rigueur et les campagnes offrent le meme paysage avec ses etendues de rizieres...
Puis, au fur et a mesure de nos pas, nous avons decouvert les specificites de ce pays... Tout d'abord, le calme et la tranquilite... Et il etait impossible de ne pas s' en appercevoir lorsque nous avons atteri sur l' ile de Det, dans le Sud du pays, au milieu du Mekong...
Minuscule jolie terre flottante ou vit peut-etre pas plus d'une centaine d'habitants et qui n' est pas encore reliee au reseau electrique national. La-bas, pas de voitures, pas de tele et donc pas de karaoke a tutete. On fait tourner quelques heures les generateurs et ensuite on s'eclaire a la bougie. De nombreux bingalows longeant la rive font office de guesthouses et de restaurants afin d' offrir le gite et le couvert aux nombreux routards qui aiment y faire une escale. Aussi, malgre l' attrait de cette ile pour les voyageurs, la promixite avec les locaux est, par chance, encore de mise. Nous sommes restes trois-quatre jours dans ce coin paisible ou il faisait vraiment bon de s'attarder juste pour le plaisir de flaner. A bicyclette ou a pied,nous avons vraiment ete emerveilles de pouvoir parcourir le petit et principal chemin de terre dessinant le tour de l' ile afin de profiter de la vie qui anime ses berges... Des jeunes garcons, debout sur leur petite barque, lancent leur filet a maintes reprises a la recherche despesperee de poissons, des femmes vetues de leur sarong se savonnent dans le fleuve, d'autres preparent leur bouillon sur le feu dans la coure de leur maison, de jeunes enfants courrent tous nus avant de se jeter dans l' eau...
Souvent, lors du couche de soleil, lorsque Ben sortait son appareil photo et son trepied, nous croisions souvent la meme famille avec qui nous aimions echanger quelques mots et sourires. La maman intrigait beaucoup Angel car elle machait tout le temp sun truc bizarre qui lui rendait la bouche et les dents toute rouge... Qu' est-ce que c'etait? Un chewing gum traditionnel? Un bonbon? Un fruit ou legume ou vertues similaires que celle du cafe ou de certaines drogues? Il nous fallait eclaircir cette grosse interogation qui titillait surtout Angel, car peut-etre que c'etait super bon ce truc? Nous lui avons alors bien sur demande ce que c' etait et elle nous a montre un espece de noyau rouge dans un fruit a l' ecorce verte qu' elle mache avec des feuilles vertes et une espece de pate blanche ( vous savez comme la colle en pot qu' on avait tous a l' ecole primaire et dont on adorait renifler les vapeurs...). En fait, il s' agit de noix de betel, il semblerait que ce soit un peu comme le tabac, ca se mache, ca procure un certain plaisir, ca a des effets negatifs pour la sante sur le long terme, et ca n' a pas forcement tres bon gout. Beaucoup de femmes d' un certain age aiment chiquer cette specialitee locale... Bon, finalement, ca a surtout l' air d'etre amer donc ca ne nous a pas tente plus que ca d' y gouter...
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